Réflexions du fauteuil : il est temps de terminer le stade olympique de Montréal
22 01 2009Les gouvernements s’apprêtent à faire des investissements massifs dans les infrastructures pour relancer l’économie. C’est une occasion unique de terminer le stade olympique plus de trois décennies après sa construction.
Le maire Gérald Tremblay est intervenu personnellement il y a deux semaines pour sauver le tournage d’un film américain qui avait besoin d’utiliser le stade pendant quatre jours. La RIO avait refusé parce que le toit n’est pas sécuritaire l’hiver. Sans stade, le film ne se faisait plus à Montréal. Il faut rappeler que le tournage d’une super production hollywoodienne a autant de retombées économiques qu’un grand prix de formule un. Finalement, la RIO a accepté le risque. Dans un autre dossier, pour la première fois à Montréal, il y aura un match de championnat international de soccer impliquant l’Impact, le 25 février. L’équipe a réservé le stade, mais la RIO se réserve le droit d’annuler l’événement si on annonce des chutes de neige 48 heures avant. C’est complètement surréaliste. Il est temps de mettre fin à cette folie et de terminer ce que nous avons commencé il y a 33 ans. Nous devons relancer la construction d’un toit qui respecte l’intégrité architecturale du bâtiment et permette de l’utiliser tout au long de l’année.
Qu’on le veuille ou non, le stade est devenu le symbole international de Montréal, comme la Tour Eiffel à Paris, Big Ben à Londres, la place Saint-Marc à Venise ou le Golden Gate Bridge à San Francisco. Aucune de ces villes ne laisserait se dégrader sa marque mondiale. Pourquoi le faisons-nous? Nous sommes presque venus à le détester parce qu’il est un éléphant blanc dont nous avons honte. Certains voudraient même qu’on le démolisse. Cela confirmerait une fois pour toutes notre incapacité à réussir de grandes choses aujourd’hui alors que nous l’avons fait dans le passé. Il est temps de relever la tête, d’oublier nos faillites et d’être fier de ce que nous avons accompli. Les Jeux olympiques de 1976 sont une de nos plus grandes réalisations. Ça a coûté la peau des fesses. Puis après? Le stade est payé aujourd’hui grâce à la contribution des fumeurs. Il est temps de mettre de côté nos récriminations et de se réapproprier cet équipement public qui est encore aujourd’hui un des plus audacieux et spectaculaires édifices dans le monde.
Le stade est l’attraction la plus visitée par les touristes. Il est temps que les Montréalais se le réapproprient 12 mois par année.
Visitez Les bulles en cliquant ci-dessous. Merci.
http://lesbulles.monblogue.branchez-vous.com/
Permalien
Comments :
Catégories : politique, actualité, société, opinion


